Mise en place d’un noyau

Démarrer le projet à plusieurs – c’est plus simple

Pour démarrer un projet de système d’échanges local, la première étape consiste généralement à avoir un noyau (idéalement entre 3 et 10 personnes) qui est prêt à préparer toute cette phase de conception (au moins) jusqu’au démarrage. Vu que le SEL est un projet collectif, si une personne décide seule des premières orientations du SEL, il sera difficile pour les suivants de s’approprier le projet. C’est pourquoi, il vaut mieux d’abord constituer ce noyau. Former ce groupe peut prendre du temps, mais il faut être patient car c’est une étape importante dans un SEL. À titre indicatif, la période de création d’un SEL dure en général entre 3 et 15 mois.

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Qui devrait être dans le noyau qui va « penser » le SEL ?

A priori tout citoyen de la région qui est prêt à s’impliquer dans le projet. Cependant...

Il faut distinguer différents types de personnes :
-  les personnes qui sont prêtes à passer du temps à concevoir le SEL
-  celles qui souhaitent rejoindre le SEL une fois lancé
-  celles qui ont des compétences spécifiques (juridiques, informatiques …)
Le noyau est un élément important d’un SEL il va probablement orienter le SEL, et une diversité de profil ne peut que le bonifier (ouverture à un plus large public, compétences plus larges…)

Une personne peut intégrer le noyau en cours de route, du moment qu’elle n’oblige pas le groupe à recommencer les discussions à zéro en mettant en cause tout ce qui a déjà été fait et décidé.

Un SEL voisin peut avoir l’un ou l’autre membre plus proche de vous géographiquement qui serait intéressé de rejoindre le noyau.

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Constituer le noyau de démarrage

Vous pouvez simplement en parler autour de vous ou contacter certains « réseaux » proches de vos valeurs. Il peut être intéressant de profiter d’un événement local pour proposer l’idée. (Voir outil 1)

Ce groupe peut naître de la volonté d’une institution (commune, plan de cohésion social, locale politique, centre culturel…). Ces institutions peuvent organiser un événement, prêter des locaux… Mais il est déconseillé qu’elles fassent partie intégrante du noyau. En effet, dans ce cadre, il n’est en général pas souhaitable de mettre sur un même pied d’égalité des citoyens et des représentants d’une institution ayant une logique et des objectifs propres. Pour constituer le noyau de démarrage, vous pouvez déjà utiliser certains outils de communication. (Voir outil 2)

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Fonctionnement du noyau de démarrage

Avant même de rentrer dans des débats de contenu sur le SEL, nous pensons que le fonctionnement du noyau doit être abordé. En général, le groupe peut fonctionner de manière assez informelle au début, mais il vaut mieux proposer très vite quelques valeurs et/ou façons de fonctionner : ainsi, certaines choses peuvent être d’emblée mises à plat (l’écoute, la volonté de consensus, le fait que celui qui est en premier à l’initiative de ce noyau n’est pas le chef…).

Au fur et à mesure de l’avancement du projet, un fonctionnement plus précis peut être établi (Voir outils 4, 5 et 6) : fréquence des rencontres, rôles dans les réunions, groupes de travail, place du noyau qui est au service, et non pas au-dessus, de la collectivité... Il vaut mieux ne pas passer les premières réunions à « méta-communiquer » (discuter de la manière dont on va communiquer) afin de rentrer assez vite dans le vif du sujet et d’éviter la réunionite aiguë (habitude de faire trop de réunions sans que cela ne soit utile).

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Rencontre d’un ou plusieurs membres d’autres SEL

Il est intéressant d’établir assez vite un contact avec les SEL proches (http://www.sel-lets.be/carte). Une rencontre permet de poser toutes ses questions et peut rassurer. Bien sûr, chaque SEL doit choisir sa façon de fonctionner et ne pas faire un « copier-coller » du SEL voisin. C’est pourquoi rencontrer l’un ou l’autre membre de différents SEL peut être très enrichissant. Un membre de l’ASBL RCR (http://www.asblrcr.be) peut également être rencontré si cela vous semble utile.

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Objectifs

Première réunion du noyau

Prendre le temps de faire connaissance est important. Si le SEL a notamment un but de convivialité, autant le vivre déjà dans le noyau.

Il est aussi primordial de mettre tout le monde à niveau avec une information sur ce qu’est un SEL et un moment où chacun puisse poser ses questions. Cela peut se faire par la projection d’une vidéo (Voir outil 2), ou par le témoignage d’un membre d’un autre SEL (http://www.sel-lets.be/carte) ou de l’ASBL RCR (http://www.sel-lets.be/qui-sommes-nous). Si toutes les questions n’ont pas reçu une réponse, notez-les bien et réfléchissez à qui les poser (info@asblrcr.be).

Il est important que chacun puisse exprimer ses attentes, envies etc. par rapport au SEL et au noyau.

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Fixer des objectifs

Voici une étape qui pose certaines bases du SEL : veillez donc à prendre le temps et à trouver une attitude et une méthodologie adéquates. Certains éléments et méthodes se trouvent dans la boîte à outils (lien vers boîte à outils)

Après que chacune et chacun aient exprimé ses envies et attentes, on peut prendre un moment pour fixer, de manière non définitive, les grandes lignes du projet. Il faut veiller à ce que le groupe soit d’accord sur ces objectifs qui guideront le fonctionnement et l’organisation du SEL. Cela n’empêche pas que chacun ait ses priorités et sensibilités propres. Ces grandes lignes auront un impact sur les questions qui se poseront après.

SEL social ou économique

Certains SEL trouvent cette distinction entre deux tendances dans les SEL fort importantes. D’autres SEL ne sont même pas au courant que cette distinction existe. Ayant défini ensemble vos objectifs, vous devriez pouvoir identifier dans quelle tendance votre projet se situe. Attention que les termes « social » et « économique » prêtent à confusion.

Un SEL économique considère l’échange de services comme fort important, de même que le comptage des heures. Dans ces SEL, le temps peut être utilisé comme une monnaie parallèle. La convivialité et les autres aspects sociaux sont importants, mais ils vont découler de ce système d’échange.

Un SEL social met la convivialité et les liens sociaux au centre du projet. Les échanges de services sont un moyen pour y arriver. Compter le nombre d’heures que chacun donne et reçoit est alors secondaire.

Cette identification pourra avoir un impact sur le choix du support d’échanges comme nous le verrons à cette étape-là. De plus, si cette distinction vous parle, elle peut vous aider à mieux vous définir, tant pour vous que vers l’extérieur. Si cette distinction ne vous parle pas, ce n’est pas un problème !

Processus d’écriture d’une charte

Le travail principal que le noyau de démarrage va devoir réaliser est l’élaboration d’une charte. En fait, elle constituera une synthèse des discussions et des choix que vous aurez faits.

À ce stade, certains groupes se lancent de front dans l’écriture d’une charte. Pour s’inspirer, on peut lire trois chartes existantes relativement différentes (Voir outil 3) et puis discuter ensemble de chaque point.

Dans ce site, nous avons préféré indiquer une série de grandes questions à se poser pour créer un SEL, mais il est clair que vos réponses à la plupart de ces questions devront se retrouver dans la charte. Commencer par lire des chartes existantes ou par se poser une série de questions amène à la rédaction de la charte.

Une charte n’est jamais définitive, la vôtre ne sera pas non plus idéale du premier coup. Les membres du SEL doivent avoir un espace de discussion pour pouvoir y apporter des modifications (un équivalent d’une Assemblée Générale si vous n’êtes pas en ASBL). Aussi, posez-vous la question suivante : préférez-vous modifier et valider cette charte lors d’un événement de lancement du SEL ou plutôt ultérieurement, après plusieurs mois de pratiques dans le SEL ? Une solution intermédiaire consiste à organiser un événement de lancement du SEL avec une charte provisoire à lire et à commenter mais à ne pas modifier dans un premier temps. À cette occasion, l’une ou l’autre décision importante symboliquement peuvent être prises, comme par exemple le nom du SEL ou de la monnaie.

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Support d’échanges

Un choix délicat

Le choix du support peut avoir une certaine importance - fonctionnement, philosophie, temps, compétences nécessaires - et mérite d’écouter l’avis de quelques personnes ainsi que d’avoir une réflexion commune avant de se lancer. Une fois le SEL démarré, il n’est pas évident de passer d’un système à un autre... bien que plusieurs SEL ont dû le faire.

Demandez à quelques membres de SEL, vous verrez que certains ne jurent que par le support d’échanges qu’ils utilisent. Il est dès lors difficile d’être neutre ou impartial à propos de ces supports. Les articles ci-dessous donnent donc la parole à chaque fois à une personne faisant la promotion du système qu’il utilise. Ensuite un tableau compare une série de données objectivables.

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Tableau comparatif

Critères pris en
considération

SGIS

Community Forge

Gestech

Pour comparaison
 : système papier avec carnets

Site Internet

http://www.lesel.be

http://communityforge.net/fr

http://www.gestech.be

 

Concepteur

Joaquim De Sousa

Tim Anderson
et Mathew Slater

Anny Lietar et
quelques colaborateurs ponctuels.

-

Langage de
programmation

ASP

Drupal CMS

PHP/mySQL

-

Open Source

Non

Non, mais Drupal
est Open Source

Code ouvert

-

Utilisation
libre

Non, voir charte
à consulter sur le site

Non ? A préciser

Oui, sous
conditions à consulter sur le site

Oui

Charte
d’utilisation

Oui

 ?

Non

Non

Prix

Gratuit

Donations
suggérées

Gratuit
(donations libres)

Gratuit

Hébergement web

Centralisé

Centralisé

Indépendant

-

Posibilité pour
les membres de gérer leurs annonces

Oui pour les
demandes de services

Oui

Oui

Non. Un annuaire
papier est publié à date fixe quelques fois par an

Possibilité pour
les membres de réaliser les transferts eux-mêmes

Non

Oui

Oui

Oui

Annonces
"offres de services"

Oui

Oui

Oui

Oui

Annonces
"demandes de services"

Oui

 ?

Oui

Oui

Annonces
"offres d’objets"

Oui mais sans
contrepartie

 ?

Oui

Oui

Annonces
"prêts d’objets"

Oui mais sans
contrepartie

 ?

Oui

Oui

Possibilité de
liens InterSEL

Oui

Oui avec les
utilisateurs de CF

Non

 

Formation et
aide à la mise en place

Oui

Oui

A la demande si
nécessaire

-

Nombre
approximatif de SEL utilisateurs

56

30

9

 ?

Possibilité de
créer des Newsletters

Oui

 ?

Oui

-

Installation

Par le
concepteur

 ?

A faire soi
même, support gratuit

-

Partie publique
du site web

Oui

Oui

Non

-

Messagerie
intégrée (Contacts entre membres)

Oui

Non

Non

 

Gestion de la
messagerie du SEL

Oui

Non

Non

 

Orientation
philosophique

SEL à caractère
social

SEL à caractère
social ou monétaire

SEL à caractère
social ou monétaire

SEL à caractère
social ou monétaire

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Questions à se poser

Délimitation et taille du SEL

Le plus fréquent pour un SEL est d’être centré sur le territoire d’une commune, quitte à avoir des membres qui habitent en-dehors de cette commune. Il y a bien sûr de nombreuses autres possibilités : choisir deux communes, s’étendre par la suite sur plusieurs communes, se trouver à proximité d’une rivière (Par exemple : OurtheSel), se trouver dans une région géographique (Par exemple : la Gaume) ou politique (Par exemple : Bruxelles) bien précise… Par contre, si vous pensez qu’il est possible de réunir suffisamment de familles au sein d’une entité plus petite (Par exemple : un village, un quartier, un immeuble...), n’évacuez pas trop vite cette idée car elle peut par la suite présenter de nombreux avantages, notamment quant aux déplacements, aux réunions, à l’inclusion d’une plus grande diversité de personnes...

Un SEL peut démarrer avec une dizaine de familles, mais doit par la suite grandir s’il veut durer. Certains estiment que les échanges sont facilités à partir d’un seuil minimum de membres (parfois estimé à 40), mais il existe quelques SEL qui fonctionnent bien avec une vingtaine de familles.

Quelle monnaie ?

L’unité de mesure dans un Sel peut être l’heure ou la minute, selon votre préférence.

Vous créez donc une monnaie ; il faut lui choisir un nom. Chaque SEL choisit un nom tel que pétale, grain ou bonheur.

Vous pouvez choisir un ou plusieurs noms en noyau et le(s) proposer à un plus grand comité au moment du lancement du SEL.

La valeur d’un service est du coup plus facile à identifier.

Mais la question peut se poser pour d’éventuels frais matériels accompagnant le service : ils peuvent être rétribués en plus en euros. Par exemple, si quelqu’un m’apprend à conduire, je peux lui rétribuer le service en temps et l’essence en euros.

Cotisation

Plusieurs types de cotisations peuvent se compléter :

-  Celle en euros (fortement conseillée), couvrant les frais administratifs (les frais d’assurance, photocopies, timbres, location de salle… Elle peut se situer entre 3 et 20 euros par an. Le prix peut être différent pour un membre isolé et pour une famille membre. Il peut aussi être libre.
-  Celle en heures (conseillée), couvrant les services à la collectivité réalisé par les SEListes (noyau, gestion informatique, tenue d’un stand…). Il faudra définir au préalable les services entrant dans cette catégorie.
Cependant concernant cette rétribution deux autres cas peuvent être envisagés :
o Sans rétribution d’heures, le travail est effectué à titre bénévole
o Avec rétribution d’heures, mais celle-ci ne viennent pas de la cotisation mais sont créés et données par le SEL.

Statuts

Les SEL sont le plus souvent des associations de fait, mais parfois aussi des asbl. Voici un résumé des principales différences.

Association de fait
Procédure : il suffit d’avoir un nom d’association et de donner les noms d’au moins 2 personnes. Cela suffit a avoir un compte bancaire par exemple.
Avantage : légèreté administrative, pas de comptes à rendre ni de règles à suivre.
Désavantage : il n’y a pas de « personnalité juridique », les membres engagent donc leur patrimoine propre.

ASBL
Procédure : il faut déposer au Moniteur belge des statuts conformes avec les noms d’administrateurs (dont un président, un trésorier et un secrétaire) et l’adresse du siège social. Par an, doivent avoir lieu quelques Conseils d’administration ainsi qu’au moins une Assemblée générale où tous les membres sont invités.
Avantage : système de contrôle et procédures établies. Décharge des administrateurs chaque année.
Désavantages :
- Cela peut sembler lourd au début et figer un SEL qui se veut souple. Ce n’est pas nécessairement incompatible si on prend les contraintes de l’ASBL comme des opportunités.
- Une comptabilité doit être tenue en ordre.

Pour aller plus loin :
http://www.iclub.be/doc/69/ASBL%20et%20Association%20de%20fait%20tableau.pdf

Assurance et cadre légal

Les SEL ont été reconnus au niveau fédéral.

À ce niveau, ils ne sont pas considérés comme des activités commerciales, mais comme des services rendus entre voisins. C’est pourquoi, cette activité n’a pas à s’acquitter de taxes ni d’impôts et n’est pas vue comme étant en concurrence avec des activités commerciales.

Dans cette logique, cette reconnaissance va de pair avec un cadre légal. Deux contraintes légales valent la peine d’être soulevées :
- une personne ne peut proposer un service qui est également son métier ;
- un prépensionné ou un chômeur doit déclarer son activité via le formulaire C45B.
(http://sel-lets.be/documents)

Cependant, à notre connaissance, aucun Seliste n’a connu de problème juridique à ce niveau.

Pour la question de l’assurance, certains SEL incluent le prix d’une assurance dans la cotisation. C’est notamment le cas du SEL CoupdePouce que vous pouvez contacter pour avoir plus d’informations. Beaucoup de SEL ne prennent pas d’assurance, mais demandent dans le document d’inscription que les membres aient une assurance Responsabilité civile (que la majorité des Belges ont).

Catalogue des services

La gamme des services possibles est très large ! Le catalogue proposé (en chapitre et sous-chapitre) est un des éléments qui va montrer aux nouveaux membres l’étendue des possibilités en terme de services. Il faut penser aux aspects pratiques du classement. Il est donc intéressant de s’inspirer de l’un ou l’autre classement. Nous en proposons un sur le lien suivant (Voir outil 9).

Du noyau au SEL

Passer du noyau porteur à un groupe plus large

Une fois le noyau porteur constitué et après les étapes préliminaires de réflexion et de discussion au sein de ce noyau, il est temps de rendre le SEL public et d’y inviter de futurs membres.

Dès ce moment, le SEL n’appartient plus uniquement au noyau porteur mais aussi à ceux qui commencent à le rejoindre, même si les membres fondateurs ont encore un rôle primordial à jouer. Le noyau porteur, formé avec l’objectif de créer le SEL, se muera petit à petit en un ou plusieurs groupes organisant la vie du SEL. Le plus souvent, des membres fondateurs continuent à s’impliquer dans ces groupes, mais c’est aussi l’occasion pour de nouvelles personnes d’intégrer la gestion d’un tel projet. Ainsi, le SEL pourra prendre les couleurs des nouveaux profils qui le rejoignent.

L’organisation, le fonctionnement et la composition de ce ou ces groupes devront faire l’objet de nouvelles réflexions, en s’inspirant de l’histoire déjà écrite du SEL, de même que de la sensibilité des nouveaux arrivants.

Pour recruter : se faire connaître !
Réflexions pour mieux comprendre les SELALLER + LOIN
  • Les canaux de recrutement

    Juste pour mémoire, les endroits suivants peuvent être de bons relais d’information : la bibliothèque du coin, la maison communale, le centre culturel, l’épicerie, des salles d’attente, le CPAS, un bistrot convivial, et, s’ils existent, un groupe local de transition, un groupe d’achat en commun, un potager collectif… Pensez aussi aux réseaux sociaux, au bulletin communal, l’édition locale du journal !

    Le bouche-à-oreille est évidemment un des moyens privilégiés pour élargir le cercle des personnes impliquées et permet souvent d’amener des personnes s’intégrant facilement car elles connaissent les membres présents. Il faut tenir compte du fait que ceci peut être limitatif pour d’autres personnes, inconnues du noyau porteur.

    N’oubliez pas d’indiquer toujours les coordonnées d’un contact et, si elle est déjà prévue, la date et le lieu d’une soirée de rencontre et d’information.(lien outil 1)

L’ouverture du SEL à de nouveaux membres nécessite de faire connaître le SEL dans sa « zone d’action ».

Il revient au noyau porteur d’être créatif ! Ici, tout est possible et sera fait en fonction de la volonté du noyau et de l’orientation qu’il entend donner au SEL : publicité large, ciblée dans certains réseaux, via des institutions, lors d’événements… Les choix pris doivent simplement refléter au mieux l’identité du projet. Il faut en même temps prendre soin d’adapter le discours au public visé et d’être pédagogique : oui, il est possible d’expliquer simplement ce qu’est un SEL !

Tout type de support peut également être utilisé : mail, dépliants, affiches, messages audios ou vidéos… (Voir outil 1) Le RCR a créé deux vidéos de présentation des SEL, en version courte et longue (Voiroutil 2), elles peuvent être un moyen facile de présenter le système à des novices !

Organiser une soirée de rencontre et d’information
Réflexions pour mieux comprendre les SELALLER + LOIN
  • En pratique

    La préparation

    Avant tout, cela va de soi, il convient de choisir un lieu, une date et une heure qui conviendront a priori au maximum ! Le choix d’un horaire en fin d’après-midi, en soirée, ou le week-end n’est pas anodin. Un lieu accessible uniquement en voiture ou connu surtout par certaines personnes ne l’est pas non plus. Ceci reflétera l’esprit que veut donner le noyau porteur au futur SEL.

    Pour faire quoi ?

    Tout ce qu’on veut, selon les objectifs du noyau porteur ! En général, cette première soirée n’est pas destinée à prendre des décisions, mais bien à rencontrer les personnes intéressées, donner une information claire sur le projet, répondre aux questions. Finalement, il s’agit surtout de donner envie aux participants de s’impliquer dans le SEL !

    Un exemple de soirée d’information...

    • Accueil des participants et présentation de tous
    • Présentation du contenu de la soirée, de l’horaire...
    • Qu’est-ce qu’un SEL ? les principes, diffusion d’une vidéo [Lien outil 2], rencontre avec un SEL existant…
    • Qui est le noyau porteur ? Quel est notre projet ?
    • Une mise en situation : voir l’encadré
    • Questions et réponses
    • Recueil des coordonnées des participants intéressés
    • Petit repas, soirée, discussion,…

    Organisée de cette manière, une telle soirée n’est pas propice à la prise de décision, ni à de nombreux débats sur l’opportunité d’organiser le SEL de telle ou telle manière. En cas de questions sur le futur de projets et des choix à poser, il vaut mieux alors exposer l’état de la question en annonçant que ça fera l’objet de débats lors d’une prochaine réunion : aux personnes intéressées de s’y présenter !

Réunir le noyau porteur et les personnes intéressées lors d’un même moment de rencontre présente beaucoup d’avantages : on évite de répéter plusieurs fois la même présentation du projet, on se sent soutenu par le nombre de personnes présentes, tout le monde part d’une même base, les inconnus en profitent pour faire connaissance, on crée la convivialité souvent recherchée dans un tel projet…

Pour autant, il s’agit de bien préparer une telle soirée pour donner au SEL en création toutes ses chances !

Organiser les premières réunions du SEL

Le noyau porteur, rejoint par des premières personnes intéressées, peut entamer les premières réunions du SEL « au complet », qui donneront véritablement forme au groupe.

La situation varie d’un SEL à l’autre : dans certains cas, la plupart des grandes questions présentées dans la première partie auront été discutées voire réglées par le noyau porteur ; dans d’autres cas, une partie seulement de ces questions auront été discutées. En fonction de cela, ces premières réunions auront plus ou moins de choses à régler avant de pouvoir faire fonctionner effectivement le SEL.

La rapidité de mise en place dépend aussi du groupe, de sa taille, du mode de décision choisi... et peut varier de quelques semaines à quelques mois. Chaque SEL a donc son rythme ! L’important est qu’il convienne aux membres du SEL.

C’est aussi à ce moment-là que pourront se mettre en place un « comité de coordination » et d’éventuels d’autres groupes, ou toute autre forme d’organisation des tâches au sein du SEL.

Trouver son fonctionnement

Un bon fonctionnement est au service du SEL

Quand on s’engage dans un collectif, on pense beaucoup à l’objectif du projet : « On entre dans un SEL pour réaliser des échanges, il faut donc faire attention à ce qu’il y ait beaucoup d’échanges ». C’est important, effectivement, mais un SEL qui ne serait attentif qu’à cet aspect risque de passer à côté de beaucoup d’autres choses qui sont également fondamentales. Il pourrait en particulier mettre de côté les relations entre les membres du SEL ou, autrement dit, la dynamique interne du groupe.

« Pourquoi telle décision, normalement facile à prendre, a-t-elle levé autant de discussions, presque agressives ? »

Un tel blocage est souvent révélateur d’un groupe qui a peu pensé à son fonctionnement ; il suffit de penser aux relations entre les membres, au pouvoir pris par certains, à la frustration des autres ou encore au silence des derniers. Avec un bon fonctionnement, les membres ont du plaisir à s’impliquer et le groupe arrive à franchir des obstacles.

Un SEL « sain » va donc penser autant à ses objectifs qu’aux dynamiques internes. Les deux sont complémentaires…

La communication est la clé de tout !
Réflexions pour mieux comprendre les SELALLER + LOIN
  • Quelques références

    Les personnes intéressées pourront trouver de nombreux outils, via les techniques de communication non violente, telle que décrite ici par l’Université de paix, qui publie ici beaucoup de ressources pédagogiques.
    Les techniques promues par la « sociocratie » peuvent également être d’une grande aide pour un groupe qui crée un SEL.

La communication est LE facteur primordial de réussite ou d’échec d’une aventure collective. Si la communication est bien huilée, le groupe pourra continuer, intégrer et développer de nouveaux projets en franchissant les obstacles. À l’inverse, une mauvaise communication rendra tout problème épineux, même s’il est anodin, ce qui freinera le groupe à chaque étape. Parfois, la communication s’est tellement détériorée qu’il n’est simplement plus possible pour les membres du groupe de se réunir et construire des projets communs.

C’est un sujet à part entière que trop de groupes négligent. Parce qu’on « se connait déjà assez bien », on ne devrait pas y faire attention. C’est une erreur de le penser car la communication est un enjeu auquel il faut être attentif en permanence.

Heureusement, de nombreux outils et ouvrages existent, permettant à un groupe de mieux savoir comment gérer ce défi !

Favoriser l’esprit d’écoute et l’expression de chacun

Chacun vient dans un SEL pour participer et réaliser des échanges, c’est évident. Mais chacun apporte également avec lui ses attentes, ses envies et aussi ses peurs. Surprise ! Elles ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Il arrive alors que le groupe qu’on croyait uni au départ soit bloqué entre des options bien différentes. N’ayez pas peur, la plupart du temps, il suffit de laisser s’exprimer ces attentes et chacun devient plus prompt à accepter les envies de l’autre.

Les membres d’un SEL ont donc tout à gagner à prévoir des moments dédiés à l’expression de chacun, que cela porte sur le SEL ou pas.

Définir des rôles lors de la réunion

Une bonne manière d’organiser les discussions au sein d’une réunion peut être de distribuer certains rôles. Il ne faut pas confondre ces rôles avec les responsabilités que chacun peut occuper au sein du SEL (Quels rôles peut jouer un Coco ? - http://www.sel-lets.be/guide - 14). Il s’agit ici de demander à des personnes d’occuper, pour une ou plusieurs réunions, une fonction définie au sein de l’AG. Ces personnes seront chargées d’être attentives à certains points ou auront une tâche, censée faciliter le déroulement des discussions et rendre la réunion plus efficace et agréable.

Se coordonner

Se rassembler en AG

Lorsqu’un SEL commence à fonctionner, il reste utile et nécessaire de réunir les membres, ce qui est le rôle de l’Assemblée Générale, ou AG.

C’est à l’AG qu’il revient de prendre les grandes décisions qui concernent le SEL. L’AG peut se réunir une à plusieurs fois par an. Ce n’est donc pas la que se déroulent la plupart des activités, mais elle tient une place centrale dans le SEL.

En pratique, une AG peut servir à :
- décider des grandes orientations du SEL ;
- approuver une charte et des statuts, le cas échéant ;
- décider de la création de groupes de travail et faire le bilan de leur action ;
- élire des membres du Comité de coordination – Coco – (http://sel-lets.be/guide#14) et faire le bilan de son action ;
- faire le point sur un thème ;
- et surtout, créer de la convivialité au sein du SEL !

La plupart de ces points devront alors être préparés par des groupes plus petits, groupes de travail ou Coco, pour éviter des discussions interminables dans un grand groupe.

La bonne préparation et le bon déroulement de l’AG sont donc très importants ! Les outils présentés ci-dessous peuvent être d’une grande aide.

Organisation interne du SEL : un Co-quoi ?
Réflexions pour mieux comprendre les SELALLER + LOIN
  • Exemple de fonctionnement sans Coco

    Le Selouverture a décidé de ne pas créer de Coco et de fonctionner autrement.
    Afin de favoriser l’engagement de tous au sein du SEL et d’empêcher que certaines personnes n’en fassent trop ou prennent trop de place, le Selouverture a créé un autre type de structure. Dans ce SEL, les seuls rôles permanents sont ceux d’administrateurs, c’est-à-dire quatre personnes qui s’occupent de la gestion du site. Leur rôle est encadré et limité à une gestion technique : il ne leur revient pas de modérer les échanges, par exemple. Pour toutes les autres tâches, le SEL fonctionne par GT : lorsqu’une personne propose une action ponctuelle, elle peut créer un GT, avec un coordinateur. Ceux-ci existent jusqu’à l’évènement et sont ensuite dissous. L’organisation de l’AG est assurée par un petit groupe qui s’est proposé lors de l’AG précédente, elle est donc tournante.

Il n’est pas toujours simple de réunir tous les membres régulièrement, ni de traiter de tous les thèmes dans un grand groupe.

Pour faciliter la gestion quotidienne et préparer le travail de l’AG, la plupart des SEL ont ainsi créé un « Comité Coordinateur » ou « Coco ». Celui-ci est composé d’un groupe plus petit de membres et se réunit de manière plus régulière que l’AG.

Si le Coco se retrouve dans beaucoup de SEL, certains ont trouvé d’autres mécanismes et fonctionnent sans lui.

Quels rôles peut jouer un Coco ?

Trésorerie, gestion des adhésions, gestion du site, il y en a pour tous les goûts.

Chaque SEL délègue à son Coco les tâches qu’il juge utile, en fonction des demandes et besoin du groupe. En pratique, un Coco peut s’occuper de :

• l’accueil des nouveaux adhérents et la gestion de la liste des membres ;
• la gestion du compte, en monnaie interne et/ou en euros ;
• la gestion du site internet ou d’un blog ;
• l’édition du catalogue des offres et des demandes (papier ou numérique) ;
• l’organisation des AG ;
• l’organisation d’autres activités, de moments de convivialité ;
• le lien avec d’autres SEL
• …Et beaucoup d’autres choses !

Il n’y a pas de règle unique et chaque SEL doit trouver le fonctionnement qui lui convient. Dans certains cas, des tâches pourront être réalisées par n’importe quel membre, dans d’autres, cela fonctionnera mieux si quelqu’un du Coco s’en charge…

De qui est composé le Coco ?

Souvent, les anciens membres du noyau fondateur continuent à s’investir au sein du Coco au début de l’existence du SEL. Ils font ainsi profiter le SEL de leur expérience et permettent aux nouveaux membres de s’investir progressivement.

Il est cependant quelquefois nécessaire de déléguer soit dans le cas ou les membres du Coco s’épuisent à force de s’investir constamment, soit parce que d’autres membres estiment qu’il est temps que les membres fondateurs laissent d’autres personnes s’investir, ou simplement parce que ceux-ci ne sont plus acceptés par le groupe.

À partir de ce moment, l’AG doit se saisir de cette question et trouver un moyen de définir la composition du Coco. Cette composition peut fonctionner sur base volontaire ou sur une élection, avec ou sans candidat (dans ce dernier cas, chaque personne est éligible, mais peut refuser si elle est élu)…

Il est plus sain de définir une durée de « mandat » au sein du Coco. Cela permet aux personnes qui s’y investissent de savoir quel engagement elles doivent donner au SEL. Cela permet aussi de rassurer certains membres du SEL, qui appréhenderaient que des personnes ne prennent trop de place au sein de l’organisation.

De nouveaux membres

Trouver des nouveaux membres

Votre SEL fonctionne avec un premier groupe de personnes motivées, mais il vous semble opportun d’élargir le groupe ? C’est le moment de s’organiser pour communiquer, inviter, expliquer, recruter…
Tout en vous inspirant de la liste de canaux de diffusion (lien vers article ad hoc de boîte à outils), il faudra penser à s’adapter à votre contexte local. Bien sûr, le bouche à oreille fonctionne bien et ce sera le moment pour tous les membres d’en parler autour d’eux. C’est aussi une belle opportunité pour motiver et responsabiliser des membres moins actifs en leur proposant d’organiser des réunions d’information dans leur quartier et avec leurs connaissances.
Afin de trouver des idées originales de communication, vous pouvez organiser « un moi à ta place ». (Voir outil 12). Il faut faire attention toutefois de bien trier les propositions qui ressortiront de l’exercice afin de conserver celles qui sont réalisables.

Qui peut être membre ?

N’importe quel habitant de la commune ou des environs peut être membre du SEL. Néanmoins, certains SEL cadrent quelque peu les inscriptions.

Les familles
Certains SEL considèrent qu’une famille ou un couple n’aura qu’un seul compte sur le SEL, d’autres ouvrent plusieurs comptes au nom des différents membres de la famille.

Les associations
Certains SEL intègrent des associations, par exemple pour fournir un coup de main de bénévoles ou pour emprunter une salle en contrepartie. Généralement, ces associations sont proches de l’esprit du SEL et des initiatives citoyennes.

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La réunion d’information

Avant de pouvoir réellement intégrer un SEL, il est généralement demandé de participer à une réunion d’information.

Cette réunion vise à rappeler le fonctionnement et les principes du SEL. Elle a aussi pour objectif de permettre aux personnes présentes de se rencontrer et de favoriser les échanges. A cette fin, un tour de table des offres et demandes peut être proposé. Ainsi, les personnes présentes peuvent se rendre compte de ce dont elles ont besoin et de ce qu’elles peuvent apporter, et visualiser en même temps ceux qui pourront répondre ou être intéressés par leurs offres. Lors de ce tour, certains SEL demandent également de s’engager à faire un échange dans le mois qui suit la réunion.

Pour les jeunes SEL, cette réunion se fait lorsque suffisamment de personnes décident d’intégrer le SEL. Pour les SEL plus actifs, elle peut être régulière, par exemple tous les mois, la régularité dépendant de la taille du SEL.

Le nouvel adhérent doit accomplir différentes démarches, qui varient selon les SEL. Cela peut se limiter à remplir une fiche d’inscription reprenant ses coordonnées, ou encore signer la charte. Il peut aussi être exigé de donner une preuve d’assurance-responsabilité civile. Pour certains SEL également, le nouveau membre doit payer une cotisation d’entrée (entre 5 et 10 euros). Cette cotisation sert de fond de caisse au Sel pour financer ses diverses activités.

Pour les SEL fonctionnant par écrit, la réunion est aussi l’occasion de recevoir le guide des échanges (tableau comparatif - http://www.sel-lets.be/guide - 8) et sa feuille d’échange. Pour les autres SEL, le nouveau membre doit au plus vite s’inscrire sur le site et entrer ses offres et demandes.
Le nouvel adhérent recevra bien sûr la charte ainsi que toutes les informations indispensables à sa bonne participation.

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Accompagnement des nouveaux (importance de la réunion d’information, parrainage...)

On constate qu’après une soirée d’information, beaucoup de nouveaux membres ne font aucun échange et finissent par sortir du SEL : ce n’est pas évident pour eux d’engager les premiers échanges. Face à cela, les SEL ont développé plusieurs méthodes :

  • Veiller à ce qu’il y ait une participation importante de anciens membres à cette soirée afin que les nouveaux puissent les rencontrer et aient déjà des possibilités d’échanges avec eux.
  • Inciter les anciens membres à faire prioritairement des demandes d’échanges aux nouveaux membres.
  • Dans certains SEL, la première année, chaque nouveau membre a un parrain.
  • Dans d’autres SEL, il y a une personne relais par village ou zone qui a notamment pour fonction d’intégrer les nouveaux membres.
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La communication interne

Il faut veiller à tenir les membres au courant des orientations prises par le Coco. De même, il est important de suggérer une plus grande participation à la gestion du SEL par une bonne communication interne. Cette communication doit contribuer à créer un sentiment d’appartenance à une communauté. Elle permet d’inviter aux événements du SEL ainsi qu’à certains échanges. On peut créer un agenda électronique et/ou une newsletter, mettre à disposition des PV de réunion... N’oubliez jamais ceux qui ne sont pas connectés à internet !

Rappel de règles

Les règles importantes doivent être écrites, par exemple dans la charte, et connues de tous. Certaines personnes doivent être identifiées comme les garants de ces règles. C’est un mandat important, généralement confié au Coco, qui doit être encadré par un texte validé collectivement (la charte par exemple). Cela pose un cadre et rassure. Tout le monde doit se sentir à l’aise d’informer le Coco en cas de problème. Ce dernier doit rappeler les règles de manière différente en fonction du problème. C’est aussi son rôle d’aller discuter avec un membre qui semble poser problème... Bien que cela n’arrive jamais dans la majorité des SEL, une exclusion doit parfois être envisagée !

Si des membres ne sont pas satisfaits du travail du Coco, il est important de le signaler directement à celui-ci ou lors de l’Assemblée Générale quand les membres vont réélire un Coco.

En dehors des échanges

Des rencontres conviviales

La convivialité est une caractéristique importante d’un SEL dynamique. En effet, après un ou deux ans de vie, une convivialité à l’échelle du SEL tout entier prend souvent place.

Cela se traduit par l’organisation d’événements permettant la rencontre de nombreux membres. Ces événements peuvent être de grande ampleur, par exemple un grand souper, un bal, un week-end, une bourse d’échanges... avec pour objectif que la majorité des adhérents soient présents. Ils peuvent également être de plus petite envergure, mais plus réguliers, comme des ateliers collectifs où l’échange ne se fait pas entre deux personnes mais dans un groupe. Ces échanges collectifs peuvent être des échanges de savoir (atelier couture, cuisine...) ou des services qui demandent de plus grandes ressources humaines (déménagement, peinture…). Lors de rencontres réunissant de nombreux membres, il est important de prendre un temps pour faire un tour des offres et services, même si ces offres et services sont disponibles sur un site Web : cela dynamise fortement les échanges.

En plus de ces rencontres informelles, il est important de garder à l’esprit que des rencontres de travail doivent également être mises en place, comme les Assemblées générales, qui sont d’ailleurs obligatoires pour les SEL devenus ASBL.

De nombreuses idées de rencontres conviviales ont été listées ici (Voir outil 10)

Des échanges de services entre SEL

Le SEL est une entité locale. Néanmoins, en certaines occasions, il peut s’avérer intéressant que des SEL, géographiquement proches ou non, puissent interagir. Ce qui suit est basé sur un article réalisé par Philippe le Guidou.

Pour bien organiser ces échanges entre SEL, il faudra veiller à différents points :

- Compatibilité des monnaies
La première chose à vérifier avant de pouvoir se lancer dans des échanges InterSEL est que les monnaies soient compatibles entre elles. En effet, un SEL pourra avoir une monnaie dont l’unité est l’heure, tandis que l’autre aura basé sa monnaie sur la minute.

- Accès aux échanges dans d’autres SEL
Pour pouvoir échanger entre SEL, il faut avoir accès aux propositions d’échange. Les SEL fonctionnant grâce à un site internet présentent généralement leur catalogue en ligne. Pour les autres SEL, il peut être décidé de fournir une copie du catalogue papier aux SEL proches et intéressés.

- Contacts entre membres
Généralement, les SEL permettant les échanges interSEL désignent une personne ressource à laquelle il faut s’adresser pour avoir les coordonnées des personnes d’autres SEL avec qui les échanges se feront.

- Comptabilité des échanges
- Si la comptabilité est centralisée (une personne recueille tous les échanges
Chaque SEL ouvre un compte Intersel dans ses livres. Un bon d’échange spécifique Intersel doit être créé pour ce type d’échange. Chaque membre, qu’il donne un service ou reçoive un service, envoie un bon d’échange à son SEL afin qu’il comptabilise l’échange. Chaque SEL enregistre l’échange entre son membre et le compte Intersel. Sur ce dernier, il indique son nom ou numéro d’adhérent et le nom de l’autre SEL dans le libellé. Ainsi les transactions sont enregistrées en sens inverse dans chaque SEL.
- Si la comptabilité est décentralisée
Dans le cas d’un échange entre deux SEL à comptabilité décentralisée, les membres rempliront chacun le carnet de l’autre comme s’ils faisaient partie du même SEL.
- Cas où les SEL n’ont pas le même fonctionnement
Un SEL est en comptabilité décentralisée et l’autre en comptabilité centralisée. Le SEL A est à comptabilité centralisée, le SEL B à comptabilité décentralisée (carnets). Dans ce cas, un bon d’échange doit être rempli pour le SEL A, qui sera remis aux gestionnaires du SEL. Dans le même temps, le carnet du membre du SEL B est rempli.

La route des SEL

La Route des SEL est une association qui a pour but de favoriser les rencontres entre adhérents des SEL en utilisant leurs possibilités d’hébergement, ceci essentiellement en France. Pour pouvoir y accéder, il est nécessaire de s’inscrire sur le site http://route-des-sel.org/

Les échanges sont notés sur le « Carnet de Voyage » annuel remis à l’adhésion ; ils sont exprimés en « nuitées » ; une nuitée correspond à une heure d’échange (60 unités dans la plupart des SEL). Il appartient à chacun de reporter le montant de ses échanges en nuitées sur son compte dans son SEL.

Être relié à d’autres groupes

Un SEL peut être une initiative isolée et peu connue comme il peut réellement faire partie des acteurs (associatifs) de la commune. Dans ce second cas, l’existence du SEL sera mieux connue et plus de partenariats lui seront proposés. Des informations qui ne concernent pas directement le SEL peuvent alors être intégrées dans la communication interne à condition que cela ne prenne pas trop de place (espace spécifique sur le site, dans la newsletter...). Cela permet au SEL (et/ou à certains de ses membres) de devenir acteur de changement au niveau local.

Evoluer

Comme déjà signalé, un SEL est fait pour évoluer avec le temps. Il serait étonnant par exemple qu’une charte ne soit pas modifiée en 10 ans ou que de nouveaux groupes de travail ne soient pas créés. Il est nécessaire d’être ouvert à des projets qui peuvent naître à partir du SEL mais qui sortent de son cadre. D’une partie des membres d’un SEL peuvent naître d’autres initiatives, comme un potager collectif, un petit cinéma de quartier, un comité de lutte contre un centre commercial, une donnerie, une monnaie locale et bien d’autres projets encore. Il faudra dans chacun de ces cas décider du lien avec le SEL : l’initiative restera-t-elle incluse dans le SEL ou deviendra-t-elle indépendante ?

Il faut aussi être à l’écoute d’une éventuelle transformation du SEL en une autre initiative !

Gestion des échanges

Apprendre à proposer et demander des services

Proposer et demander des services est un enjeu central dans les SEL. Certaines personnes n’arrivent pas à demander des services, d’autres ont plus de mal à en proposer. Il faut alors trouver des méthodes pour que les SEListes apprennent à demander et/ou proposer des services, ce qui va parfois à l’encontre d’une éducation ou d’une culture.

Faire un tour des offres et demandes lors de rencontres facilite déjà l’échange, et développe une confiance vis-à-vis du SEL et de ses membres.

Un frein important pour une série de SEListes est la crainte d’avoir un compte en négatif, alors que ce n’est pas un problème ! D’ailleurs, dans les SEL à caractère économique (sel social ou économique - http://www.sel-lets.be/guide - 7) il faut que la somme des comptes arrive à zéro, donc qu’il y ait autant d’heures en positif que d’heures en négatif. Autrement dit, si personne n’est en négatif, personne n’est en positif et il n’y a pas d’échanges. Il est possible d’encourager les membres à être en négatif.

Un autre frein aux offres comme aux demandes est la qualité des services. Dans un SEL, il est important d’offrir des services que l’on aime rendre et d’être clair sur les compétences dont on dispose et sur les conditions de l’échange. Par contre, il n’y a pas de garantie de résultat. Par exemple, si quelqu’un vient vous dépanner en informatique, vous ne pouvez pas lui en vouloir s’il n’a pas pu résoudre votre problème. De même, ne proposez pas de service coiffure si vous n’avez jamais coupé de cheveux. Ou alors indiquez-le clairement dans l’annonce du service !

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Mettre une limite au nombre d’heures

La plupart des SEL mettent une limite d’heures à ne pas dépasser tant en négatif qu’en positif. Cette limite peut par exemple être de 60 heures.

La gestion de cette limite n’est pas nécessairement stricte mais quelqu’un qui l’atteint doit se mettre à offrir des services (s’il est en négatif) ou à demander des services (s’il est en positif). Une personne dans le SEL doit être mandatée pour rappeler cela. La personne qui a trop d’heures peut aussi faire un don.

Dans certains SEL, il existe un compte « solidarité » où des personnes peuvent faire des dons. Ce compte peut aussi être utilisé lors de départs ou de décès. Le Coco peut par exemple être mandaté pour gérer ce compte.

Comment gérer un départ ?

Lorsqu’une personne quitte le SEL, elle est supposée partir avec un compte à zéro. Cette règle devrait être expliquée à tout nouveau membre et être indiquée dans la charte. En pratique, si la personne arrive à un compte fort proche de zéro, la situation sera jugée satisfaisante. Elle peut aussi faire un don d’heures à un autre membre ou à un compte « solidarité » créé pour cela.

De nouveau, dans un SEL à tendance « sociale », cela n’a pas d’importance (sel social ou économique - http://www.sel-lets.be/guide - 7)).

En dehors de cette gestion des comptes, il faut aussi veiller à ce qu’un départ se passe bien. La personne peut partir par ce qu’elle n’a pas le temps pour le SEL, parce qu’elle n’aime pas le fonctionnement du SEL, parce qu’elle déménage... Il est important de lui proposer de s’exprimer à ce sujet. Il est possible qu’elle ait quelque chose à communiquer au Coco ou aux membres.

Conséquences de la distribution d’heures à tous les membres

Afin d’éviter les difficultés dont parlent les précédents articles (la crainte d’être en négatif, l’obligation d’avoir un compte à zéro en partant...), certains peuvent être tentés de rendre les heures échangées abondantes dans le SEL.

Comme pour l’argent, rien n’empêche de créer des billets. Ici aussi, le SEL a la possibilité de créer des « heures » et par exemple de donner 50 heures à tous ses membres.

Comme pour l’argent, cela « dévalue » la monnaie. C’est-à-dire que la valeur de la monnaie diminue et l’incitant monétaire à faire un échange diminue. En effet, dans le cas (assez extrême) où tout le monde est en positif et sait qu’il sera toujours en positif (par exemple si tous les membres reçoivent tous les mois une centaine d’heures), le service ne se fera pas dans le but d’augmenter son compte. Par contre, les échanges se font plutôt pour rendre service et pour la convivialité. Dans ce cas, le comptage des heures n’a pas de grande importance. (sel social ou économique http://www.sel-lets.be/guide - 7)

Si votre SEL se veut une alternative monétaire à l’argent et que vous souhaitez que tout le monde donne et reçoive autant de services, il ne faut pas donner d’heures. Évidemment, rien n’empêche de donner des heures dans des cas particuliers qui seraient « payés » par la collectivité. Par exemple, certains SEL donnent quelques « heures » à tout nouveau membre. Mais ces heures viennent de la cotisation en « heures » de tous les membres, les comptes restent donc à l’équilibre.

Dynamiser les échanges

Il s’agit d’une question que se pose la majorité des SEL. Il n’y a cependant pas de recette-miracle. Le mieux est sans doute d’y réfléchir collectivement. La technique du « moi à ta place » est idéale (Voir outil 12). Voici d’ailleurs une liste d’idées qui ont émergé en appliquant cette technique lors d’un week-end de formation pour les SEL (Voir outil 11).

Une opportunité pour évoluer

Anticiper les crises

Une série de crises peuvent être évitées. Voici les principaux éléments d’attention lorsque tout va encore bien :

  • veiller à être suffisamment de membres à s’occuper de la gestion du SEL (noyau, groupes de travail...) ;
  • avoir une bonne communication au sein du noyau, mais aussi vis-à-vis des autres membres en veillant à la bonne diffusion de l’information et à un processus de décision adéquat ;
  • stimuler les échanges ;
  • faire tourner les rôles et mandats de temps en temps (notamment ceux qui peuvent être liés à un certain pouvoir et à des compétences particulières) ;
  • veiller à organiser différents types de réunions : certaines seront consacrées à la « gouvernance » (définition et bon fonctionnement général des objectifs), d’autres seront consacrées aux aspects opérationnels (coordination, circulation de l’information…). Un autre type de réunion est aussi à prévoir : des moments de « régulation » consacrés à prendre soin de la qualité émotionnelle des relations et des liens qui s’établissent entre les membres ;
  • être ouvert à des remises en question du fonctionnement du SEL : il y a souvent du positif à retirer des critiques ! Ceci est plus facile à dire qu’à faire bien sûr !
Gérer les crises

En cas de crise importante, plusieurs pistes et réflexions :

  • D’abord se rappeler qu’une crise est toujours une opportunité de changement ! Bien souvent la crise peut être comprise comme une exigence d’atteindre un niveau d’organisation plus élevé. Meilleure répartition des tâches et mandats, amélioration de la communication et de la circulation de l’information, répartition du « pouvoir » ou des responsabilités au sein du groupe, éclaircissement des objectifs… sont autant de défis à relever. Dès lors, comprendre une crise en terme de défis est souvent positif.
  • Une crise demande bien souvent de redéfinir son identité, mais aussi sa frontière. Certaines personnes ont besoin de s’entendre prononcer des limites : celles que le groupe s’est fixé. Un groupe doit pouvoir « cadrer » certains comportements et inviter fermement au respect des règles établies.
  • Déposer le problème en AG et choisir une méthode d’animation qui permette une bonne écoute et qui conduit à trouver des solutions créatives. (Liens vers techniques)
  • Une personne extérieure peut faciliter une telle AG ou autre lieu de discussion. Cette personne doit alors être reconnue neutre par le groupe. Il peut s’agir d’une personne du RCR (www.asblrcr.be), d’un coach ou d’un médiateur.
  • Le mieux est évidemment d’anticiper une crise. Pour cela, il faut de temps en temps inviter les membres du SEL à s’exprimer sur la « météo » du système, c’est-à-dire demander à chacun de s’exprimer sur ce qui fonctionne et sur ce qui ne fonctionne pas dans le SEL.

La fin d’un SEL

Accepter qu’un SEL ait une fin

Eh oui, rien n’est éternel !

Que ce soit après quelques mois, années ou décennies même, un SEL a une fin. Cela peut se passer dans la frustration, crispation, la haine ou dans l’acception, car avec du recul, on comprend que ce n’est pas la fin du monde !

Bien clôturer le SEL

Si l’aventure doit se terminer, il est important que chacun puisse s’exprimer librement sur le SEL et sur sa fin (y compris sur ce qui ne va pas). Mais il faut aussi pouvoir célébrer ce qui s’est passé de positif durant ces mois, années ou décennies !

Faites attention à ce que les questions légales et financières soient réglées.

Raison de la « mort » d’un SEL

Les raisons les plus fréquentes (cumulatives) de l’arrêt d’un SEL sont souvent :
- certains membres partent du noyau sans qu’une relève ne veuille s’impliquer dans l’organisation ;
- des conflits interpersonnels parfois liés à l’égo et au pouvoir ;
- des problèmes de communication ;
- …

1) Où communiquer ?

À vous de piocher dans cette liste ce qui vous semble utile et adéquat :

  • Contacter tout simplement des connaissances, des amis et des voisins, que ce soit par le bouche à oreille, par un mail à vos contacts ou par un mot dans les boîtes aux lettres ;
  • Communiquer à travers des groupes Facebook et autres ;
  • Contacter des SELs voisins (voir carte) ;
  • Contacter des initiatives similaires et proches telles que les GAC, RES, donneries, repairs cafés et potagers collectifs ; (voir site RCR) ;
  • Contacter les initiatives en transition ;
  • Contacter des groupes locaux bénévoles : comité de quartier, Amis de la terre, Réseau Financement Alternatif - RFA, Oxfam, Amnesty, Natagora... ;
  • Contacter des associations : CRIE, GAL, maison de quartier, maison de jeunes... ;
  • Contacter des institutions : centre culturel, Plan de Cohésion Social, Plan Communal de Développement de la Nature - PCDN, agenda 21, CPAS, maison de repos... ;
  • Utiliser des canaux de communication tel que le journal communal, la radio locale… ;
  • Etre présent à des événements locaux : tenir un stand lors d’une brocante de quartier, lors d’une fête de village... ;
  • Mettre une annonce dans des lieux de passage : à la boulangerie, dans le centre culturel, au café du coin, à l’école... ;
  • Faire un toutes boîtes, c’est-à-dire déposer un message dans les boîtes aux lettres environnantes.

2) Vidéos

Ces vidéos peuvent être diffusées dans tout cadre non commercial. Si vous les diffusez devant un groupe, merci d’en avertir les auteurs via un mail à info@asblrcr.be, nous pourrons alors vous fournir une version de meilleure qualité. Cette liste de vidéo peut être complétée sur demande.

3) Exemples de chartes

Les chartes ci-dessous ont été choisies car elles sont fort différentes et reflètent clairement les divergences pouvant exister entre les SEL. Ce sont 3 chartes qui ont longuement été réfléchies au fil des années. N’hésitez pas consulter d’autres chartes.

Charte du Roman SEL
Le Roman SEL est un SEL à tendance social utilisant SGIS.
http://romansel.be/docs.asp?docid=5

Charte du SEL Coup de Pouce
Le SEL Coup de Pouce est un SEL à tendance économique utilisant Community Forge. http://selcoupdepouce.be/share

Charte du SEL Ouverture
Le SEL Ouverture est un SEL à tendance économique utilisant GESTEC. http://www.selouverture.be/presentation/charte

4) Règles pour une réunion agréable

Chaque réunion poursuit son propre objectif et il existe des dizaines de manière de l’organiser. Certaines astuces utiles peuvent par contre être utilisées dans un grand nombre de cas, où elles aideront les participants à avancer plus efficacement, tout en prenant du plaisir à se retrouver !

Préparation

  • Avant la réunion, un groupe se charge de choisir un lieu adapté, fait une proposition d’ordre du jour (ODJ) et lance l’invitation.

Pour débuter...

  • On se dispose de préférence en cercle pour mieux s’écouter
  • Les personnes venant pour la première fois sont accueillies.
  • On attribue les rôles qu’on juge nécessaire. Sans être exhaustif, on peut citer : un animateur, un facilitateur, un preneur de note et une chuchoteuse (voir l’annexe).
  • On fait un premier tour de parole où chacun « dépose » son humeur du jour, c’est-à-dire que chaque personne dit comment elle se sent. C’est très efficace pour bien « rentrer » dans la réunion et mettre tout le monde sur la même longueur d’onde !
  • Le groupe décide ensemble de l’ordre du jour (ODJ) et se met d’accord sur le timing.
  • Le groupe se fixe éventuellement des règles communes (pas de GSM allumé, par exemple). Les règles fixées ensemble sont mieux acceptées par tous.

Tout au long...

  • Les méthodes de parole telles que le « tour de parole » et le « pop-corn » sont à encourager : dans l’ordre ou le désordre chacun parle une fois en exprimant si possible une seule idée, qui n’a pas encore été énoncée. À la fin du tour, on fait la synthèse de ce qui a été énoncé.
  • Chaque membre de la réunion s’efforce de formuler ses interventions de manière positive, constructive et brève.
  • Les membres de la réunion s’efforcent de ne pas faire de « ping-pong » consistant à une longue série de réponses entre un petit nombre de membres. Le facilitateur est attentif au respect de cette règle.

Pour clôturer...

  • Si possible et en fonction du nombre, une date de prochaine réunion est fixée entre les membres du groupe.
  • « Pas de côté » : on peut clôturer la réunion par un tour de parole sur le ressenti des participants, ça aide chacun à « sortir » mentalement de la réunion.

5) Rôles au sein d’une réunion

Voici une courte présentation de certains rôles, dont chaque SEL peut s’inspirer, en fonction de ses besoins. Cette liste n’est pas exhaustive.

  • Un Animateur, qui s’occupe du contenu, c’est-à-dire qu’il organise la discussion autour des points de l’ordre du jour. Il est attentif à ce que le groupe ne soit pas hors-sujet et, pour aider à clôturer des points, il peut proposer de synthétiser ce qui est dit et formuler des propositions de décisions. Il pourra aussi amener des méthodes de discussion, comme un tour de parole par exemple.
  • Un Facilitateur, qui s’occupe de la forme. Il est là pour faciliter la communication entre les participants. Plus concrètement, il peut distribuer la parole, veiller à ce que tout le monde s’exprime, ou s’occuper des demandes “hors-sujet”.
  • Un Gardien du temps, qui veille à ce que le temps initialement prévu pour la réunion soit respecté. Il se charge de communiquer cette contrainte avant que la discussion ne commence et veille à son respect de cette contrainte pendant la discussion.
  • Un Chuchoteur est un membre “expérimenté” qui s’assied à côté d’un nouveau venu. Lors de la réunion, il pourra donc chuchoter à l’oreille les infos utiles à un nouveau venu.
  • Un Preneur de note, qui prend note... Et rédige ensuite le PV !
  • Un Rapporteur qui se charge de la communication des décisions aux personnes non présentes. Il peut aussi se charger des suivis, avec lesquels le groupe débutera lors de la prochaine réunion.

6) Prendre une décision : on vote ou pas ?

Lorsqu’il s’agit de trancher entre plusieurs possibilités, vient souvent la question du vote : vaut-il mieux voter ? Ne risque-t-on pas d’exclure une minorité ? À l’inverse, si on ne vote pas, ne risque-t-on pas de prolonger inutilement la discussion ? Ou une personne ne va-t-elle pas tout bloquer ?

Aucune de ces questions n’est à rejeter et le groupe devra en réalité décider au cas par cas, en fonction du thème abordé et de la sensibilité des membres. L’animateur de la réunion (lien vers « rôles au sein d’une réunion » dans boite à outils) a un rôle à jouer en présentant les différents modes de décision et en s’assurant si possible que le choix d’un mode fasse l’objet d’un consensus !

Sans entrer dans les détails, le choix se fera le plus souvent entre trois grands modes de décision :

  • Le vote à la majorité : le plus connu car pratiqué dans le système politique classique. C’est le garant d’une décision plus rapide et tranchée. Par contre, il peut être mal vécu, en particulier par la minorité qui ne se sent pas écoutée. Par conséquent, l’efficacité peut être diminuée si une partie des membres rechignent à appliquer une décision pour laquelle elle n’a pas voté. Il est sans doute à privilégier lorsqu’il faut prendre une décision rapidement ou lorsqu’on ne peut pas modifier et négocier les options.
  • Le consensus : c’est l’opposé du vote majoritaire puisque la règle est ici que tout le monde doit être d’accord. Comment est-ce possible ? Simplement en tentant d’intégrer les avisis elle sera mieux acceptée et appliquée. Il peut donc être nécessaire de passer par le consensus pour certaines décisions fondatrices du SEL. Attention ! Le consensus, ce n’est pas essayer à tout prix de convaincre l’autre. En faisant ça, on ne prend pas en compte son avis et on déguise l’imposition d’une option majoritaire. Si un groupe n’est pas capable de vraiment écouter les objections d’une personne, celle-ci peut être au moins reconnue par son vote négatif.
  • Une alternative : le consentement. Pour profiter de la force d’adhésion du consensus tout en avançant un peu plus rapidement, il est possible de fonctionner de manière légèrement différente : on ne cherche pas l’adhésion de tout le monde, mais plutôt que personne n’ait de réelle objection. Autrement dit, une décision peut être prise si quelqu’un dit : « Je ne suis pas pour cette décision, mais elle ne me pose pas de problème majeur ». Le consentement peut donc être utilisé pour un grand nombre de décisions, où on cherche à avancer ensemble en acceptant que les autres gardent un avis différent.

7) Favoriser l’expression lors d’une réunion

Il existe une foule d’outils permettant aux membres de s’exprimer sur leurs attentes ou leur humeur lors d’une réunion. En voici quelques exemples…

Une manière simple est de débuter une réunion par la « météo des participants », un tour de parole au début d’une réunion, lors duquel chacun parle une fois pour simplement dire comment il se sent… Personne ne doit y répondre. Bien fait, un tel exercice permet à tous les membres de s’exprimer et aussi de savoir dans quel état d’humeur sont leurs interlocuteurs, ce qui est une aide certaine pour adapter sa communication. De même, en fin de réunion, un « pas de côté », où chacun donne son ressenti de la discussion, permet à tout le monde de dire quelque chose qu’il gardait éventuellement pour lui et de repartir ainsi sans rancœur.

Le jeu du « photolangage », quant à lui, est très utile pour permettre à chacun de s’exprimer sur une question définie (exemple : où je me sens dans le projet ?). Il s’agit de disposer un grand nombre de photos symboliques (un fichier téléchargeable se trouve ici) sur une table. Chaque participant en choisit une qui exprime le mieux son sentiment et il répond à la question posée avec l’aide de la photo. A nouveau, chaque personne s’exprime une fois et personne n’y répond. L’objectif est d’écouter et d’en apprendre un maximum sur les points de vue de chacun.

Lorsque le groupe aborde un thème délicat, il peut être utile de faire un ou plusieurs tours de parole précédant la discussion : tout le monde s’exprime une fois, sans que les autres ne répondent et on refait un deuxième tour si des gens ont encore des choses à dire. Pendant ces tours de parole, l’écoute doit être maximale. Une fois le ou les tours terminés, on peut alors commencer une discussion, qui sera certainement plus sereine car tout le monde l’entame en ayant déjà pu s’exprimer.

De manière générale, tout au long de la réunion, il est très important de limiter au maximum les interruptions de parole, les disqualifications (« Tu ne peux pas dire ça ») et les « ping-pongs » (ou deux personnes entrent dans un jeu de réponses entre elles).

8) La diversité des avis est une force

On se décourage parfois de constater à quel point les avis divergent, alors qu’on pensait être d’accord. C’est en tout cas un phénomène fréquent dans un groupe : on choisit les gens avec qui s’engager en croyant penser de la même manière et avoir les mêmes priorités, et puis, dès les premières réunions, on tombe en désaccord sur des questions qui semblaient être acquises. La tentation est parfois grande de se dire que « Si Machin ou Bidule n’était pas là, on avancerait quand même mieux ! ». Pourtant, un tel avis est trompeur…

Soyons clair : il est important de partager un minimum une vision et des attentes communes pour construire ensemble un SEL et il est normal de préférer s’engager avec certaines personnes plutôt que d’autres. Par contre, il est illusoire de croire qu’on pourra trouver un groupe avec qui « on partage tout » ou avec « on est toujours sur la même longueur d’onde ». Si tel est l’objectif, il est plus facile de s’engager seul !

S’engager collectivement, c’est donc accepter qu’on fasse toujours face à une certaine diversité et c’est se convaincre que si elle apparait au départ comme un obstacle, elle peut devenir un moteur pour le groupe. En effet, bien vécue, la diversité des avis donne une plus grande palette d’opinions au groupe. Ça signifie aussi que plusieurs types de solutions pourront être trouvés à un problème et que ce sont autant de talents différents qui contribueront au succès d’un projet commun que constitue le SEL. En somme, elle est un facteur de résilience, cette capacité à faire facilement face aux obstacles et à repartir en faisant de sa faiblesse une force.

9) Exemple de catalogues de services

Administratif, Secrétariat (29)

  • Aide aux démarches administratives (3)
  • Aide à la rédaction (13)
  • Dactylographie, encodage (6)
  • Classement (5)
  • Aide fiscale (2)

Accompagnement de la personne (27)

  • Services aux personnes malades, âgées, handicapées (9)
  • Soutien psychologique, écoute (3)
  • Coaching (7)
  • Accompagnements divers (9)

Soins du corps et de l’esprit (34)

  • Massages (15)
  • Développement personnel (4)
  • Pratiques corporelles (4)
  • Soins divers, santé (4)
  • Beauté, look et coiffure (7)

Habitat (42)

  • Petits travaux divers (10)
  • Montage meubles en kit (4)
  • HiFi, multimedia (1)
  • Conseils (9)
  • Déménagement (4)
  • Electricité (3)
  • Plomberie, sanitaire (1)
  • Peinture, tapissage (6)
  • Hébergement (4)

Vie quotidienne (35)

  • Aide ménagère (7)
  • Couture, tricot, etc. (7)
  • Eco-conseils (7)
  • Home-sitting (9)
  • Aides diverses (4)
  • Achats groupés (1)

Animaux (14)

  • Conseils (1)
  • Soins (2)
  • Pet-sitting (9)
  • Autres (2) Jardinage (19)
  • Conseils (3)
  • Entretien (11)
  • Réalisations diverses (2)
  • Divers (3)

Informatique (36)

  • Conseils, dépannage (10)
  • Cours, initiation (7)
  • Hardware (1)
  • Software (5)
  • Site web (2)
  • Graphisme (7)
  • Internet (4)

Alimentation (37)

  • Conseils, cours (13)
  • Spécialités salées (6)
  • Spécialités sucrées (2)
  • Table d’hôtes (6)
  • Autres (10)

Enfants (15)

  • Baby-sitting (8)
  • Activités pour enfants (7)

Scolarité (22)

  • Aide scolaire de niveau primaire (4)
  • Aide scolaire de niveau secondaire (9)
  • Aide scolaire de niveau supérieur (4)
  • Aide pour travaux de fin d’études (3)
  • Coaching scolaire (2)

Langues (40)

  • Cours de français (3)
  • Cours autres langues (9)
  • Traductions (11)
  • Conversations (17)

Transports, mobilité (19)

  • Courses diverses (9)
  • Transports personnes (6)
  • Vélo (4)

Loisirs (33)

  • Fêtes, animations (1)
  • Artisanat (4)
  • Culture et littérature (1)
  • Audiovisuel, photo, cinéma, vidéo (11)
  • Musique, chant, danse, théâtre (2)
  • Visites et balades (2)
  • Vacances et voyages (1)
  • Jeux de société (2)
  • Sports et activités de plein air (9)

Autres (4)

  • A classer (1)
  • Offres INTERSEL (2)
  • Coaching (7)

Prêts (27)

  • Prêts de livres (15)
  • Prêts d’outillage (3)
  • Prêts d’objets divers (6)
  • Prêts de lieux (3)

10) Rassembler les membres : quoi, comment ?

Brainstorming avec la technique « Moi à ta place… » (cf. outil correspondant) réalisé lors d’un week-end de formation pour les SEL.

  • Je l’enverrais par mail personnel
  • Je proposerais aux selistes de proposer des activités pour les prochaines fêtes
  • Je donnerais une priorité au contenu avant de définir les moyens de communication
  • Je proposerais une bourse d’échange local entre les membres
  • Je veillerais au choix de la date
  • Je ferais une affiche plutôt qu’un long message
  • Je demanderais les raison de la non-participation
  • Je faciliterais le repas avec une formule d’auberge espagnole
  • Je poserais la question « Qu’est-ce qui vous aurait fait venir ? »
  • J’identifierais ce qui est intéressant dans le SEL pour que les gens viennent
  • J’utiliserais les ‘scroll’ (bande déroulante) pour que l’information soit visible sur le site
  • Je partirais d’activités qui répondent à une demande de membres
  • Je contacterais ceux qui doivent se déplacer pour rappeler l’événement
  • Je proposerais à chaque membre du Coco de contacter des membres personnellement, verbalement, et de faire suivre (ces membres contactent d’autres membres)
  • J’utiliserais un ‘doodle’ pour choisir la date des rencontres
  • Je propose aux personnes qui s’inscrivent d’amener quelqu’un qui est proche de chez eux
  • Je prends contact avec les membres d’autres SELs
  • J’organise des activités festives avec des jeux inédits pour créer du lien
  • Avant de lancer l’activité, j’en vérifie la pertinence auprès des membres moins actifs
  • Je creuserais les activités à proposer lors de la rencontre (donnerie, échanges de graines, activités) pour trouver des thèmes à proposer
  • A chaque fête, je veillerais à annoncer la prochaine
  • Je proposerais une série d’activités lors de la fête, à sélectionner pour les suivantes (vote)
  • Je profiterais d’activités non SEL pour organiser une rencontre dans la foulée (après un marché, une balade, etc.)
  • Je contacterais les personnes individuellement, par téléphone ou par mail, parce que tout le monde n’a pas l’habitude d’aller voir sur la page internet du SEL
  • Quand l’activité est définie, je mobilise d’autres associations locales pour diffuser l’information
  • J’effectue des rappels oralement ou par mail à des moments opportuns
  • Je reviendrais à des courriers postaux personnalisés (avec le nom de la personne/famille)
  • J’essaierais d’avoir des facteurs (membres) qui apportent le message dans leur quartier et favorise le contact individuel
  • Je soumets cette problématique à tous les membres
  • Je développe un réseau de diffusion dans la commune (journaux locaux, etc.)
  • Je multiplie les canaux de communication (mail, affiche, associations,…)
  • J’identifie l’attente (en nombre de personnes) par rapport à l’événement. Est-ce indispensable que tout le monde participe à tout ?
  • Suivant l’activité retenue, identifier le public visé (individus, famille, femmes, enfants, etc.) afin d’adapter la communication
  • Je me demanderais si le lieu choisit à une influence ?
  • J’essaierais de voir comment toucher ceux qui ne viennent jamais
  • Je lancerais le message ‘on organise une fête mais il ne faut surtout pas venir !’
  • Je proposerais du covoiturage
  • Je mettrais en avant les fêtes précédentes avec des photos pour motiver les membres
  • Je réfléchirais à la crédibilité des signataires de l’invitation à l’activité
  • Je proposerais à des membres volontaires d’organiser la fête suivante
  • J’invite les personnes à venir habillés selon un thème défini
  • Je prépare une évaluation de l’activité pour avoir un retour (le positif et ce qui est à améliorer)
  • Je propose l’organisation de repas chez les membres qui en invitent d’autres (nombre limité)
  • Je développe des activités pour les enfants afin de faire venir les familles
  • Je crée une invitation joyeuse pour donner envie de rencontrer l’autre
  • J’organise un repas festif type couscous, etc…
  • Je propose des soirées à thème autour d’un documentaire à discuter (série, docu, etc.)
  • Je répartis l’implication de l’organisation de l’activité sur plusieurs membres
  • Je me demande comment faire pour rendre l’invitation et le rappel attractif
  • J’organise des petits-déjeuners le dimanche matin
  • Je propose des apéros à certaines heures où il est facile de passer (après le marché, etc.)

11) Augmenter le nombre d’échanges

Brainstorming avec la technique « Moi à ta place… » (cf. outil correspondant) réalisé lors d’un week-end de formation pour les SEL.

  • Proposer au demandeur d’envoyer sa demande à tous via les mails personnels (faire une liste de distribution)
  • Dans les échanges de biens, inviter les membres à placer en prêt les objets utilisés rarement (Gde échelle, …)
  • Amorcer la pompe= à la fin des séances d’information, les membres du coco organisent ne bourse d’échange orale
  • Utiliser internet pour raconter un échange
  • Augmenter le nombre de réunion et d’activités pour que les membres se connaissent avant les échanges
  • Donner en cadeau de bienvenue, quelques bonheurs
  • Annoncer ses déplacements habituels (ex : BXL tous les jours, départ .. et retour …) pour que d’autres pensent à utiliser cette possibilité
  • Toute activité du SEL, organisée par COCO ou membre, comprend une bourse Offres et Demandes
  • Tout nouveau est accompagné par un parrain expérimenté du Sel
  • Pour ceux qui n’ont pas internet, des infos papiers et un parrain spécifique
  • Visualisation des échanges via un ballon, qui voyage de maison en maison, et sur lequel ceux qui donnent ou reçoive l’échange notent leur numéro de membre
  • Quelqu’un est chargé de relever qui ne fait pas d’échanges et prend contact direct avec lui pour comprendre et aider si nécessaire
  • Quand un membre est satisfait, par mail, ils informent les autres du vécu de cet échange
  • Quand un membre fait un achat (nouvel ordi, mazout, bois ….), il informe les autres membres pour pouvoir négocier le prix selon la quantité et les en faire profiter
  • Créer le « réflexe-Sel » (pensez au Sel !) en envoyant régulièrement des petits mails sympas
  • Constat d’incomplétude (=les membres offrent peu, style « je n’ai rien à offrir ») Les membres du Coco tiennent à jour des listes personnelles- Mémoires, complétée des infos glanées dans les conversations et les rencontres. Quand une demande reste sans réponses, ils retournent à ces listes pour orienter les demandeurs.
  • Utiliser davantage le bouche à oreille et raconter partout le bienfait et le bonheur des échanges
  • Lors des activités les membres sont invités à venir avec des non membres, histoire qu’ils prennent la température.
  • Afficher les échanges de manière visible sur le site
  • A la radio : faire un petit coucou ou demander un disque … « pour mes amis du Sel »
  • Placer une photo sur le site : les membres qui le font ont plus d’échange que les autres
  • Echanges Intersels : à ne pas oublier pour des demandes un peu plus spéciales
  • Créer un blog avec l’évolution statistique de nos échanges
  • Témoigner (ou filmer) des échanges et les placer sur le site sous forme de petite capsule vidéo
  • Placer des photos d’échanges sur le site
  • Quand un membre amène un nouveau membre, il reçoit un bonheur pour contribution

12) Technique d’animation ’Moi à ta place’

Ce processus de mise en intelligence collective est repris de www.sociocracy.be

Les règles du jeu
Pas de jugements des idées (attention au non-verbal), suivre le processus scrupuleusement, ne pas monopoliser le temps de parole, on ne réagit pas à une idée. Déposer notre idée au centre du cercle.
Dans cet exercice le rythme est important. Pour cette raison, si je n’ai pas d’idées, je dis « je passe ». On tourne jusqu’à épuisement des idées.

1.
Le projet ou la problématique est rapidement présenté par son auteur. Importance de poser une question claire.

2.
Les membres du cercle posent des questions, uniquement de clarification, pour bien comprendre le sujet amené avant de passer à l’étape 3

3
Un temps de centration/de connexion est prévu afin de permettre à chacun de réfléchir aux idées qu’il va proposer

4.
Le facilitateur invite les participants, en plusieurs tours de table, à s’exprimer en commençant par : « Moi, à ta place… ». L’auteur du projet ne donne aucun commentaire, mais prend note par écrit des éléments qu’il juge pertinents pour lui. Personne ne parle avant son tour. Les participants ne développent qu’une idée à la fois.

5.
Un tour d’évaluation termine le processus : l’auteur du projet commence, puis chacun s’exprime dans un tour de cercle, en terminant à nouveau par l’auteur.

13) Election sans candidat

Voici le processus permettant d’élire une personne à un poste ou de confier un mandat à quelqu’un. On procède par tours de table. Chacun attend son tour pour parler.
Ce qui est à éviter : demander qui a de l’intérêt pour la fonction ou le mandat ; chercher le candidat parfait ; élire un candidat pour une période illimitée.

Ce processus peut également être utilisé pour procéder à un choix entre plusieurs idées, plusieurs projets.

Etape 1 – Clarifier

1. Clarifier le rôle  : le groupe qui procède à l’élection commence par clarifier le rôle, en mettant par écrit en quoi consiste la fonction ou le mandat et en énumérant les qualités requises pour le remplir.

Etape 2 – Voter

2. Remplir son bulletin de vote : chacun remplit son bulletin de vote, en inscrivant la personne de son choix (tous les membres du cercle sont automatiquement candidat), ainsi que son propre nom, car le choix de chacun devra être connu de tous. Chacun donne son bulletin au facilitateur et on garde le silence tant que tous n’ont pas fini de voter.

3. Présenter les choix de chacun : le facilitateur explique le choix de chacun en prononçant le nom du votant et en révélant son choix, puis lui demande de dire ses arguments positifs en faveur de son choix. Il n’y a aucune discussion concernant les arguments présentés.

4. Modifier ou non son choix  : une fois tous les votes dépouillés, chacun peut changer son vote à la lumière des arguments entendus. Les personnes qui en font usage sont invitées à motiver ce changement.

5. Apporter d’autres arguments pour son choix : un dernier tour de table permet à ceux qui le souhaitent d’apporter d’autres arguments en faveur de leur choix, sans discussion.

Etape 3 – Décider

6. Demander une proposition au groupe : le facilitateur demande si quelqu’un peut faire au groupe une proposition de candidat. Il n’autorise qu’une proposition à la fois.

7. Obtenir le consentement : chacun dit à tour de rôle s’il a oui ou non une objection à la proposition. La personne candidate s’exprime en tout dernier. Au cas où aucune objection n’est exprimée, la personne candidate est élue ! Le groupe poursuit le processus à l’étape 4.Au cas où il y a un grand nombre d’objections, le facilitateur peut permettre au groupe de faire une nouvelle proposition susceptible de rencontrer moins d’objections (cf point 6).

8. Recueillir les objections : seuls les membres ayant annoncé une objection l’exprime au groupe.

9. Bonifier la candidature : sur la base des objections, tous sont invités à la créativité pour améliorer la proposition. On reprend ensuite au point 7.

Etape 4 – Célébrer

10. Evaluer le processus : dans le but d’évaluer le processus et de célébrer, chacun est invité à partager son sentiment et ses réflexions concernant la décision prise et son appréciation du processus qui y a mené. Cette dernière étape est capitale, car elle permet au groupe d’apprendre de son expérience, de forger sa propre culture.

Ce portail web propose un répertoire des SEL en Belgique et un accompagnement
pour les projets de création de SEL dans le cadre de la promotion des
systèmes d’échanges locaux. Ce site est réalisé par le Réseau de
Consommateurs Responsables, et s’inscrit dans une démarche d’économie
solidaire et collaborative. Conçu à l’initiative du comité SEL LUX avec le soutien
de nombreux représentants de SEL et de la Province du Luxembourg.

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